Je vis dans la violence du silence

Le 26/08/2025 0

Dans Une Vie Parmi Tant d'Autres

La violence du silence, lorsqu’elle s’inscrit dans une histoire vécue, peut être aussi douloureuse – voire plus – que les mots violents. Elle est sourde, intangible, mais elle marque profondément.

Silence

Le silence après un drame

Exemple : un deuil, un accident, un secret de famille.

"Après sa mort, personne ne parlait de lui. Comme s’il n’avait jamais existé. Je hurlais intérieurement. Ce silence-là, c’était un deuxième cercueil."

Le silence des proches qui ne savent pas quoi dire.

Le refus collectif de nommer une souffrance.

L’isolement d’une personne en plein chaos intérieur.

Le silence dans une relation toxique

Exemple : couple, parent/enfant, amitié brisée.

"Il ne criait jamais. Il se contentait de se taire. Pendant des jours. Je marchais sur des œufs. Je devenais fou (folle)."

Le silence utilisé comme arme (punitif, manipulateur).

Le mutisme comme domination : l’autre devient invisible.

Le besoin de reconnaissance étouffé par l’indifférence.

Le silence transmis de génération en génération

Exemple : secrets de famille, blessures héritées.

"Ma mère n’a jamais raconté son enfance. Elle disait juste ‘ça ne vaut pas la peine’. Et j’ai grandi avec ce poids sans mots, ce vide."

L’impact des non-dits sur la construction identitaire.

L’héritage d’une douleur que personne n’a jamais formulée.

Les traumatismes muets qu’on ressent sans les comprendre.

Le silence institutionnel ou social

Exemple : victimes ignorées, justice qui tarde.

"Ils savaient. Ils ont vu. Mais ils ont préféré se taire. Mon silence à moi, c’était celui d’une victime. Le leur, c’était de la complicité."

Le silence des institutions face à l’injustice.

Le silence des autres par peur, par confort, par lâcheté.

Comment l’absence de réponse est une forme de violence symbolique.

Le silence intérieur

Exemple : dépression, traumatisme, honte.

"J’avais des choses à dire, mais je ne savais plus comment. Je me suis tu(e). Et personne n’a vu que je me noyais."

La violence du silence auto-imposé.

La perte des mots : quand le trauma empêche de parler.

La honte, la peur, la fatigue qui rendent muet.

En parler, c’est déjà commencer à se reconstruire.
Une vie parmi tant d'autres, oui. A nous de mener les premiers pas.
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